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Vanessa Bolosier = ultra dynamique + multifacette + non conformiste

A l'international | 0 commentaires

Posté par Communication

27 août 2021

Les affaires oui, mais jamais sans plaisir ! Vanessa Bolosier, une Guadeloupéenne expatriée à Londres depuis plusieurs années, s’est lancée dans la cuisine parce qu’elle aimait cela. Elle a vite connu le succès avec ses confiseries et ses dîners « super club » à la maison. Puis, au fil des années, elle a enchaîné les réussites : restaurants « pop-up », « residencies », consulting… Focus sur cette businesswoman peu ordinaire.

Guadeloupe -> Paris + parcours atypique

2001 Au départ, Vanessa Bolosier était censée faire une classe préparatoire. Pas inspirant.

Puis, elle a rejoint une faculté de droit. Pas pour elle.

Enfin, elle a passé un Diplôme d’Etat (DE) d’assistante sociale, obtenu après trois ans, avec mention. Jamais utilisé.

Dans le même temps, repérée par un créateur à Paris, elle a travaillé comme mannequin professionnelle. « Un job d’étudiant ». 

« Durant ma dernière année de DE, j’ai fait mon stage dans un centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales et j’ai mis en place un partenariat entre cette structure et des marques de cosmétiques afin qu’elles financent un atelier sur l’estime de soi. Cette expérience et d’autres m’ont donné une appétence pour les médias en général. J’ai voulu me reconvertir dans ce domaine, mais en France, on m’a dit qu’il fallait recommencer mes études à zéro. » Pas question !

Paris -> Londres + mannequinat + re-études

Direction Londres. La première année, Vanessa Bolosier travaille à nouveau comme mannequin, tout en faisant des démarches pour trouver une université. L’année suivante, ayant obtenu une équivalence, elle effectue une 3e année de bachelor en marketing. Et l’année d’après, un master en édition spécialité magazine.  

  1. Sa carrière professionnelle débute enfin. Elle est alors assistante éditoriale pour un magazine de luxe, tout en faisant du mannequinat à mi-temps.
  2. Fin du mannequinat. La jeune femme choisit définitivement le marketing. Elle a changé d’entreprise à quelques reprises, mais a toujours occupé un emploi à plein temps dans ce domaine.

Guadeloupe <-> Londres + cours de cuisine créole + marketing

  1. Vanessa Bolosier fait des allers et retours entre Londres et la Guadeloupe. Elle rapporte toujours des produits de son île : boissons, confitures, rhums, et note l’intérêt de ses connaissances. Puis, elle rencontre à Londres le chef guadeloupéen Julien Otz et décide d’organiser des cours de cuisine que lui dispense. Tout simplement.

« J’ai toujours été une bonne cuisinière, mais à l’époque, je n’avais pas l’assurance. Sauf que Julien a lancé une activité avec succès, les demandes pour les cours n’arrêtaient pas d’augmenter, je n’ai donc plus eu d’autre choix que de me mettre aux fourneaux ! »

À elle les semaines de 80 heures : son métier dans le marketing la journée et les cours de cuisine à côté. Après 18 mois sans vraies vacances et vie sociale, elle arrête tout. Changement de cap !

Londres : Dîners à la maison « superclub » -> pop up -> residency

« Dans les cours, le côté conversationnel me plaisait. J’avais noté que les gens venaient surtout pour goûter des mets différents. J’ai donc eu l’idée de lancer des dîners le vendredi ou le samedi chez moi. Il y avait huit places autour de ma table. Chaque personne me versait une somme pour les ingrédients et amenait une boisson. Je cuisinais trois plats comme si c’était pour ma famille. Les demandes n’ont cessé d’augmenter. C’était complet toutes les semaines. Mon mari me soutenait mais l’intrusion dans l’intimité de mon domicile devenait un peu problématique, surtout que les gens étaient si à l’aise qu’ils ne voulaient pas partir ! »

  1. Vanessa Bolosier fait évoluer son concept. Elle se lance dans la restauration « pop up » : elle cuisine et reçoit des convives dans des restaurants, des pubs, des lieux insolites, l’espace de quelques heures. Succès phénoménal au rendez-vous.

Cependant, le nombre de convives grandit, la charge de travail également. La prochaine étape pour la jeune femme serait d’ouvrir son propre restaurant, mais elle n’en a pas envie. Trop éloigné de son objectif initial !

Vanessa Bolosier opte plutôt pour le format « residency » : elle crée spécialement des menus proposés pendant quelques jours, semaines, dans des restaurants, en complément de leur carte habituelle. Elle n’a plus à cuisiner. Elle est rémunérée pour préparer des recettes et apprendre aux chefs et personnels de cuisine à les réaliser. Pendant deux ans, elle fait une residency à The Beachcomber, seul bar à rhums agricoles de Londres, puis une autre au Traders Vic’s au sein de l’hôtel Hilton sur Park Lane, un lieu mythique. Une consécration !

La Guadeloupéenne continue les residencies, mais elle est aussi très demandée comme consultante. Elle est notamment régulièrement sollicitée par le Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe pour mettre en lumière le patrimoine culinaire de l’archipel. Elle enchaîne donc les activités de consulting, tout en occupant son poste de directrice marketing d’une entreprise de technologie. Une force de la nature.

Mylène Colmar

Vanessa Bolosier : « Ce que j’aime le plus, c’est parler de la Guadeloupe, de là où j’ai grandi ».

Coco Gourmand, quelle histoire !

Il y a quelques années, Vanessa Bolosier a créé Coco Gourmand, une confiserie qu’elle offrait en cadeau. Une blogueuse lui donne l’idée de les commercialiser. « Avant de me lancer, j’ai envoyé des confiseries à Great Taste Awards (ndlr : sortes d’Oscars des produits alimentaires en Angleterre) et j’ai été primée pour un produit. L’année suivante, je leur ai à nouveau envoyé mes produits et j’ai gagné pour deux produits. »

La jeune femme commence par fabriquer chez elle ses confiseries qui sont ensuite vendues dans 13 boutiques en Angleterre et en France. Puis, Selfridges, chaîne de grands magasins, devient un de ses clients. « C’est arrivé à un stade où j’avais trop de commandes. Je restais des nuits entières à ne pas dormir afin de fabriquer des confiseries avec mes assistants. »

Elle doit investir pour structurer, développer son entreprise. Elle décide de démarcher des investisseurs. L’un d’eux accepte de financer à hauteur de 250 000 euros la mise en place d’une unité de fabrication. Cependant, elle se rend compte que l’envie n’y est pas.

« Il aurait fallu que j’abandonne tout le reste. Or, je ne m’étais jamais dit que je serais confiseuse toute ma vie ! » Aujourd’hui, elle continue de fabriquer des produits Coco Gourmand, mais en petite quantité, pour le plaisir.

Le très international « Cuisine Créole »

En 2014, Vanessa Bolosier s’est vu proposer par un éditeur d’écrire un livre. Un an plus tard, sortait en librairie Cuisine Créole, un magnifique ouvrage de 100 recettes qui permet de voyager culinairement entre la Guadeloupe et la Martinique. Le livre a été vendu aux Etats-Unis, en Hollande, Allemagne, Suède, Australie, à Dubaï et en France. Une belle réussite pour Vanessa Bolosier.

  • Facebook : @vanessabolosier1
  • Instagram et Twitter : @vanessabolosier
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